Jeudi 29 Janvier, une journée d’action unitaire sera menée par les syndicats ouvriers, lycéens et universitaires dans toute la France. La grève est de retour.
Un sondage publié dimanche 25 janvier, réalisé par le CSA pour Le Parisien Aujourd’hui en France et IFOP pour Sud-Ouest estime que 46% des Français soutiennent le mouvement. Dans tout l’hexagone, le climat social est lourd.
Fin 2008, 134 entreprises avaient fait une demande de chômage partiel et 15 000 salariés ont dû s’arrêter pendant les fêtes. Politiques salariales jugées insuffisantes, baisse de l’intérim, augmentation du chômage partiel, multiplication des plans sociaux...Autant de revendications que les manifestants ne manqueront pas de mettre en avant jeudi lors d'une manifestation annoncée d'ores et déjà sans précèdent. Pour tous et particulièrement dans les secteurs de l’automobile, des transports, des navigations de plaisance, des chantiers naval, des services informatiques et des secteurs du nettoyage, « la situation, anxiogène, crée du fatalisme et de la colère chez des salariés qui ont le sentiment de payer les erreurs du capitalisme financier » note les syndicats.
L’opinion publique approuve ceux qui descendent dans la rue. La gauche syndicaliste relance son action contre la politique du gouvernement. Elle est en grande partie à l’initiative de la grève. Un communiqué publié sur le site du NPA, le nouveau parti anticapitaliste, prouve qu’il y a un ras-le-bol. Leur souhait, « donner une leçon à Nicolas Sarkozy ». Raymond Soubie, conseiller de Nicolas Sarkozy pour les questions sociales, ne constate pas pour l’heure « une forte montée de fièvre ».
Angela Dubois et Jean-Baptiste Lhomeau, IEJ2B
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