Le président de la République a indiqué aujourd'hui que le taux de TVA serait désormais de 5.5% pour la restauration. En contrepartie, Nicolas Sarkozy attend de réels efforts de la part des commerçants.
Attendue dans le métier depuis plus de treize ans, la nouvelle est enfin confirmée. Nicolas Sarkozy a indiqué aujourd’hui à l'Union professionnelle artisanale (UPA) que le taux de TVA dans la restauration serait abaissé à 5,5% « à condition que la profession prenne des engagements forts sur les prix et sur l’emploi », a précisé le conseiller spécial du président, Henri Guaino. Après un accord passé entre les partenaires européens, ce taux serait le même pour tous les types de restaurations, qu’il soit rapide ou traditionnel. Cette taxe privera l'Etat d'un milliard d'euros de recettes, selon le ministre du Budget Eric Woerth.
Plus de 41.000 cafés et 112.000 restaurants devraient bénéficier de cet allégement fiscal. Mais pour certains les contreparties qu’impliquent la loi comme la création d'emploi ou la baisse des prix sera difficile à assurer. En effet, avec une conjoncture actuelle aussi difficile, la profession s'accorde à dire que la baisse de la TVA permettra seulement le maintien des 880 000 emplois du secteur. Le gouvernement attend pourtant des engagements, qui seront proposés prochainement. Pour discuter plus profondément de la réduction de la taxe, Nicolas Sarkozy a proposé aux restaurateurs d'organiser, avant la fin du mois d'avril, des «états généraux de la restauration». Si la mise en place semble se faire rapidement, la baisse réelle de la TVA devrait être effective au plus tôt en janvier 2010. Par ailleurs, cette nouvelle loi a donné des idées, notamment aux professionnels de la coiffure. Ils espèrent être concernés par l'abaissement de la taxe. Pierre Martin, président de l'Union professionnelle artisanale (UPA), se rendra aujourd’hui à l'Élysée pour évoquer ce dossier. Pour le Conseil national des entreprises de coiffure : « il serait préoccupant que la coiffure ne soit pas prise en compte dans cette démarche » précisant tout de même que, « si un taux à 5,5 % restait impossible, l'abaissement du taux de TVA d'au moins cinq points serait malgré tout appréciable. »
Angela Dubois, IEJ 2B
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