L'IEJ lance un projet de tables rondes sur différents thèmes.
Tous les étudiants y sont invités ainsi que toute personne intéressée par le thème traité.
Nous recevrons mercredi 20/02 à 19h30, Denis Demonpion et Laurent Léger pour parler de leur ouvrage sorti chez Pygmalion et intitulé Cecilia, la face cachée de l'ex-première dame.
L'occasion de discuter avec ces deux journalistes de leur travail et d'en profiter pour faire dédicacer son exemplaire.
Mot de l'éditeur
Ephémère «first lady», Cécilia avait la France à ses pieds. Éternelle insatisfaite, elle a pourtant poussé au divorce son mari Nicolas Sarkozy, président de la République. Que s'est-il passé ? D'où vient cette volonté d'indépendance ? Est-elle enfin parvenue à se mettre en accord avec sa personnalité, elle qui n'a cessé de se chercher et de vivre à travers les autres ?
Élève des Soeurs de l'Assomption, elle a joué les mannequins cabine et s'est frottée à des «petits boulots» dans la mode et les relations publiques... pas toujours concluants. Cécilia a fréquenté la jet-set et la haute société, les dîners mondains et les cercles huppés... en y laissant des souvenirs contrastés. Avec le présentateur de télévision Jacques Martin, son premier mari, elle a découvert le show-biz et la maternité... mais le couple n'a pas duré. Avec Nicolas Sarkozy, qu'elle a accompagné jusqu'à l'Elysée, elle s'est enivrée de pouvoir... avant de s'en détacher. Conseillère influente, elle aurait pu se lancer en politique ou se dévouer à l'humanitaire, comme elle le fit en Libye, mais, aspirant à exister pour elle-même, Cécilia a préféré partir. Pourquoi ? Quel secret la tenaille ? A-t-elle puisé cette indépendance dans le livre d'un gourou américain qui l'a aidée, après des années de doute, à vaincre sa timidité ?
Fruit d'une longue enquête auprès de nombreux proches, amis et connaissances, et dans tous les cercles fréquentés par Cécilia, cet ouvrage révèle, pour la première fois, la face cachée de l'ex-Première dame.
Denis Demonpion est né en 1954. Journaliste au magazine Le Point, il est l'auteur d'une biographie d'Arletty (Flammarion) dont il recueillit des années durant les confidences. En 2005, il a publié «Houellebecq non autorisé, enquête sur un phénomène» (Flammarion), la première biographie de l'auteur des «Particules élémentaires». Elle a été traduite dans quatre pays (Croatie, Hollande, Allemagne, Pologne). Il a également collaboré à deux ouvrages collectifs : «Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus» (Denoël), sous le nom d'emprunt de Victor Noir, et «L'amour fou» (Maren Sell). Dans ce recueil de passions extraordinaires paru le 3 novembre chez Maren Sell éditeurs, il relate la rencontre dévastatrice entre Marie Trintignant et Bertrand Cantat, le chanteur de Noir Désir.
Laurent Léger, 40 ans, est journaliste. Il a été jusqu'en 2002 grand reporter à la cellule Investigation de Paris Match où, avec un confrère, il a retrouvé aux Philippines Alfred Sirven, le grand manitou de l'affaire Elf. Pendant 12 ans à Paris Match, il a multiplié les révélations sur les affaires de corruption, les réseaux de terrorisme comme les faits-divers "people". Il a ensuite rejoint l'équipe en charge de l'investigation au Parisien, puis collaboré au magazine Le Point. Laurent Léger est désormais rédacteur en chef du site d'information sur internet Bakchich.info.
Il a déjà publié deux ouvrages : "Trafics d'armes, enquête sur les marchands de mort" (Flammarion, 2006) et "Claude Chirac, enquête sur la fille de l'ombre" (Flammarion, 2007).
Extrait du livre :
Cécilia Sarkozy inspire crainte et fascination. Moins par la féminité sauvage que cet ex-mannequin cabine dégage sous les robes griffées que par la position qu'elle a occupée au sommet de l'État et dont elle a usé au gré de ses humeurs. Son départ fracassant de l'Elysée, cent cinquante-deux jours officiellement après son entrée remarquée, les spéculations récurrentes sur sa place dans le dispositif présidentiel, ses vacances de milliardaires à Malte et aux États-Unis, son expédition inattendue en Libye, ses caprices de diva et ses états d'âme de femme imprévisible, continuent d'étonner, tout en faisant retomber la pression et le risque de menace sur ceux qui s'intéresseraient de trop près aux ressorts de celle qui fut, guère plus d'une saison estivale, la première dame de France.
Parler de Cécilia, raconter ce que furent l'enfance, l'adolescence, l'éducation, les rêves d'évasion, les amitiés, les amours, les mondanités, les aspirations, bref, l'irrésistible ascension de cette femme fantasque aux facettes secrètes sur lesquelles elle s'emploie à entretenir le mystère, relève quelque peu du défi, tant celles et ceux qui l'ont connue, qu'ils soient anonymes, sans-grade, du show-biz ou de la politique, hésitent, s'excusent, se défilent, de peur de tomber en disgrâce ou d'être victimes d'hypothétiques représailles. Président de la République, Nicolas Sarkozy dispose de la toute-puissance qu'offre l'appareil d'État. «Je ne touche pas à ça. C'est de la dynamite», lance une vieille connaissance de ses parents, Rébecca Klein, qui l'a vue grandir rue Marbeuf, à Paris, où elle tient toujours une boutique de fourrure. «Je ne touche pas à Cécilia. Je ne veux pas finir en prison» reprend, mi-figue mi-raisin, la comédienne Danièle Evenou, compagne de Jacques Martin avant que la vedette du petit écran ne convole, quelque temps plus tard, avec Cécilia. «Je ne parle pas de Cécilia. C'est un domaine où le président est capable de couper des têtes», lâche le gourou de la communication Jean-Michel Goudard, sur un ton lourd de sous-entendus. «Ne me citez pas», supplie un ancien ministre. Autant de réactions qui relèvent en grande partie du fantasme.
just pour te dire que c'est très agréable de lire ton blog ;)
Rédigé par: nicolas Sarkozy | 06 février 2008 à 19:42