Sans grande surprise, c’est un stade Toulousain en pleine forme qui a battu samedi soir Biarritz 18-6. Le choc de la 3e journée de Top 14 a notamment montré les lacunes de l’équipe basque.
Comme l’an dernier, Toulouse l’a emporté à Aguiléra, le terrain du Biarritz Olympique. Bien qu’à domicile, l’équipe n’a pas su imposer son jeu. Trop hésitants dans leurs assauts offensifs, les rouges et blancs ont vite laissé le champ libre à la formation de Guy Noves.
Biarritz aurait pourtant pu profiter des nombreuses pertes de balles en touche de l’Argentin Vernet-Basualdo. Mais après des pénalités de part et d’autre (3-3 à la 13e minute), c’est au contraire Toulouse qui exploite les maladresses de son adversaire du jour. A la demi-heure de jeu, sur un cafouillage biarrot dans les trente mètres toulousains, Clément Poitrenaud récupère un ballon qu’il tape à suivre. Pour inscrire le premier essai haut-garonnais après une course de 60 mètres (3-10).
Alors que le score est identique à la mi-temps, la pause entraîne un coup dur pour Biarritz. La blessure de Yachvili, troisième meilleur marqueur du Top 14 avant ce week-end. La seconde période est moins haletante, entrecoupée de fautes à répétitions. Toulouse, même réduit à quatorze, réussit à contenir une révolte trop timide de la part de Biarritz.
Le BO se cherche
La stratégie mise en place par l’entraîneur Pascal Lagisquet n’est pas très spectaculaire depuis le début de saison. Le BO est la 10e attaque du Top 14, sans aucun essai marqué en trois rencontres. L’ailier américain Takudzwa était donc très attendu, face à Toulouse, samedi, pour ses débuts dans le championnat français. Avec l’espoir de dynamiser le jeu biarrot. Mais il a finalement déclaré forfait juste avant le match. Alors, le co-entraîneur Jacques Delmas analyse : « Il faut qu’on ait un peu plus d’ambition, que les garçons aient un peu plus confiance en ce qu’ils font, quitte à avoir du déchet. Il faut qu’[ils] se libèrent ».
Toutefois, après seulement trois journées de championnat, dont un nul (face à Albi), une victoire (à Brive), et la défaite de samedi contre Toulouse, Jacques Delmas se veut rassurant, « Il n’y a pas le feu au lac ».
Cyril Masurel, Itaim 3A.
très bon article merci beaucoup !
Rédigé par: augustin dit la langouste | 30 décembre 2008 à 01:11