La course aux 500 parrainages s'annonce plus compliquée qu'à l'accoutumée pour les "petits candidats".
Cette année, la chasse aux 500 signatures, nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle, se révèle être plus difficile que lors des précédentes élections, surtout pour les "petits candidats". Tant et si bien que, le 16 mars, date limite pour recueillir ces parrainages, il pourrait y avoir moins de 10 postulants en lice.
Évidemment, pour François Hollande, Nicolas Sarkozy, ou encore François Bayrou, ces 500 parrainages sont acquis depuis longtemps et ne représentent aucun problème. Éva Joly et Jean-Luc Mélenchon, qui ont un réseau d'élus assez important, rempliront également cette condition aisément.
A l'inverse, Marine Le Pen semble connaître plus de difficultés : la présidente du Front National a même déclaré le 31 janvier dernier qu'elle n'avait que 340 promesses, à moins de deux mois de la date limite. Le Front National a d'ailleurs adressé une requête au Conseil d'Etat, soulevant la question prioritaire de constitutionnalité, sur l'obligation de rendre publics les parrainages d'élus. Le Conseil Constitutionnel aura trois mois pour statuer sur cette question.
Enfin, les "petits" candidats, comme Philippe Poutou, Corinne Lepage, ou encore Christine Boutin, affirment eux en être entre "300 et 400 signatures", selon Le Figaro. Le 22 avril prochain, on pourrait donc assister à une élection "à effectif réduit", avec moins de 10 candidats, ce qui serait une première depuis 1995, où l'élection s'était jouée entre 9 candidats.
Sacha Laverne, IEJ 2D
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